2010 – lemost.fr
Interview Pierpoljak pour la sortie de son dernier album « légendaire sérénade » le 8 février 2010
Votre dernier album date de 2006, peut-on parler de nouvelles influences ?
De nouvelles influences ? Non ce sont toujours les mêmes, par contre, il est vrai que le fond ne change pas mais la forme change, la musique est plus légère, plus aérienne pour que nous puissions comprendre les paroles. Finalement c’est le but recherché sur ce disque.
Et si vous pouvez caractériser votre musique en 3 mots ?
Pierpoljak, non en 3 mots ? Pierpoljak je ne vois pas d’autres conneries à dire.
Dans votre titre « j’me comprend tout seul » ou revient plusieurs fois « rien de neuf je me retrouve encore seul », peut-on penser que ça cache quelque chose sur votre vie ?
Oui enfin ça ne cache rien mais c’est une chanson sur la solitude
Sur la déception aussi, si nous faisons le lien avec « petite dépression » et « là ou je vais » ?
Oui en définitive le disque parle de sentiments, tous les sentiments qui existent, donc la peur, l’amour, la solitude, l’égoïsme. Enfin l’égoïsme n’est pas vraiment un sentiment mais il y a aussi la haine. J’ai décidé d’enlever cette dernière du package avec tout le côté rancune et rancœur. Tous cela je l’ai mis de côté et j’ai tourné les paroles. Parce qu’au début c’était très sombre, très vindicatif, rancunier, par rapport à des gens qui m’ont fait du mal.
Ca se sent tout de même un peu dans votre album cette rancœur…
Oui je souhaitais que cela se sente, mais sans que nous pensions à une attaque. J’espère que j’ai réussi, je crois. Je parle de sujets qui me tiennent à cœur. Ainsi, je peux dire que cet album est une thérapie, avec « j’ me comprend tout seul ». En faisant de ces paroles quelque chose de positif cela m’a aidé à sortir de ma grosse déprime.
En parallèle à ça, vous répétez plusieurs fois « je veux quitter le monde des fous pour de bon », ce « monde des fous » c’est notre société actuelle ?
Oui le monde des fous c’est un de mes thèmes favoris -quitter le monde des fous pour de bon-, c’est à dire vivre plus naturellement.
Par rapport entre autre à la société de consommation ?
Oui par rapport même à la société toute seule. Et c’est dur, je dois ajouter que finalement, tu ne peux pas faire les deux à la fois ; ou tu es là où tu es là-bas, on va dire que tu ne quittes pas le monde des fous tu pars en vacances sinon.
« Je veux vivre dans la nature loin de la pollution », même si cette chanson a 15 ans, le faite de la remettre dans cet nouvel album, est-ce une façon de suivre l’actualité face au réchauffement climatique ?
Non pas vraiment, cette chanson est sortie la première fois dans mon 3ème album donc à cette époque ce n’était pas vraiment encore à l’ordre du jour. Ce n’est pas le réchauffement, mais plutôt la pollution, qui été déjà bien présente.
Moi j’ai particulièrement aimé « Awa » et je voulais savoir si vous parlez d’une femme que vous avez rencontrée ?
Oui c’est quelqu’un que je connais très bien.
Quelle est votre salle de concert préférée à Paris et votre plus beau souvenir dans notre capital ?
J’ai joué à peu près dans toutes les salles à Paris, j’aime bien le Bataclan et je n’ai jamais joué à la Cigale mais je vais y jouer en avril, le 9 et je crois que ce sera ma préférée. Sinon j’aime bien l’Élysée Montmartre parce qu’il y a une multidiffusion, le système de sonorisation est particulièrement intéressant et j’ai souvent joué là-bas, j’y suis un peu attaché.
Et si Paris était une de vos chansons ?
Et bien j’en ai une qui est « né dans les rues de Paris » sur l’album « je fais ce que je veux ».
Et si Paris était une femme ?
Mais je pense que Paris est une femme parce qu’elle est belle et elle sent bon.
Sortie de son dernier album « légendaire Sérénade » le 8 février 2010.
Anna Petard Lieffrig